Pourquoi l’ex-gérant du site de streaming StreamiZ a été condamné à une lourde peine ?

Au début des années 2010, le site de streaming StreamiZ était l’un des plus populaires du genre en France. En 2018, l’ex-gérant de site StreamiZ est reconnu coupable de contrefaçon et de travail dissimulé et est condamné à 2 ans de prison ferme ainsi qu’à payer une somme faramineuse de dommages et intérêts aux différents ayants droits.

Le streaming, c’est illégal ducoup ?

Le streaming est une technologie permettant de lire, écouter ou visionner du contenu audiovisuel (musique, film, série…) directement depuis un navigateur internet et sans avoir recours au téléchargement à l’image de Zone Téléchargement.

Le principe du streaming n’est donc pas illégal à partir du moment où le site de streaming possède les droits du contenu qu’il met à disposition à ses utilisateurs et qu’il reverse des dividendes aux ayants-droit qui en sont propriétaires. Ce sont les offres de streaming légal.

Les sites de streaming comme StreamiZ qui est d’ailleurs toujours accessible à l’adresse www.streaming.streamiz.co/accueil-site/, proposent quant à eux des contenus piratés en libre accès et sans accords préalables avec les ayants-droit qui perdent donc de l’argent et le contrôle sur leur production. Ce sont les offres de streaming illégal !

StreamiZ, un ancien leader du streaming en France

En 2011 lors de son âge d’or, StreamiZ était le deuxième site de streaming illégal sur l’internet français avec pas moins de 250 000 visiteurs uniques chaque jour, pour environ 40 000 films disponibles et 500 millions de vues au total selon la Sacem.

Le site se présentait comme un immense annuaire de streaming et de téléchargement. La nuance se joue sur le fait que StreamiZ n’hébergeait aucun contenu sur la plateforme en ne proposant que des liens de plateformes externes de partage, comme MegaVidéo et MegaUpload.

Le très important trafic du site a cependant apporté près de 150 000 euros à son administrateur qui était rémunéré à chaque clics des utilisateurs par la pub s’affichant avant chaque film ou téléchargement. Le pactole a été retrouvé sur un compte basé au Luxembourg.

Une condamnation symbolique

C’est suite à une plainte de la Fédération Nationale des Distributeurs de Film fin 2009 que l’administrateur de StreamiZ s’est fait épinglé par la justice à son domicile en octobre 2011 avec pas moins de 30 000 euros en liquide dans ses affaires personnelles.

Convoqué devant le tribunal de Nanterre en février 2018, l’ex-gérant ne s’est pas présenté devant le juge d’instruction et est considéré en fuite avec un mandat d’arrêt à son encontre.

Son absence n’a cependant pas empêcher la sentence de tomber et l’homme se voit jugé coupable de contrefaçon et de travail dissimulé.

Le prévenu est ainsi donc condamné à 2 ans de prison ferme et d’une amende de 83,6 millions d’euros à verser à la partie civile : Disney, 20th Century Fox, Warner Bros. et différents syndicats professionnels du secteur audiovisuel.

David El Sayegh, le secrétaire général de la Sacem voit cette condamnation comme “un message très clair” avant d’ajouter “il n’y aura pas d’impunité pour les pirates”. L’avocat des parties civiles parle de son côté de “marquer les esprits”.

Visiblement pas suffisamment pour empêcher des clones du site de vidéo Streamiz de voir le jour à d’autres adresses comme wwvv.streamiz-hd.xyz, d’autres sites quant à eux son toujours bien installé, à l’image de Filmzenstrea, Streamiz vk, Sokrostream etc …

Car effectivement, mettre en garde et faire un exemple pour les autres sites de streaming était le principal l’enjeux de cette condamnation symbolique du cas StreamiZ et de son ex-gérant toujours perdu dans la nature.

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